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Pause

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Pause de huit jours pour s'aérer du coté de la Bretagne

Le mystère autour d'André Lavacourt, l'auteur des « Français de la décadence » se dissipe.

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le mystère autour d'André Lavacourt, l'auteur des « Français de la décadence » se dissipe.

 

 

C'est grâce à la correspondance que j'ai établi avec le docteur Francis Marmier, qui fut le confrère de l'écrivain, que le brouillard, dont semble-t-il a voulu s'entourer André Lavacourt, l'auteur "Des français de la décadence" (lire mon billet sur ce prodigieux roman: http://www.lesdiagonalesdutemps.com/2014/10/les-francais-de-la-decadence-d-andre-lavacourt.html), s'éclaircit...

André Lavacourt s'appelait en réalité Pierre Couturier. Il était médecin stomatologiste, chirurgien dentiste et ancien professeur à l'Ecole dentaire de Paris. Couturier a exercé à Paris avant de travailler en Algérie. Son cabinet parisien aurait été un cabinet haut de gamme avec selon ses dires, une somptueuse salle d'attente décorée par le praticien en personne. Après ses débuts parisiens, il décide de s'installer en Algérie, encore Algérie française est-il bon de le rappeler? Il aurait d'abord exercé à Tizi-Ouzou puis, après avoir vendu son cabinet, il déménage à Ouargla (1), ville du sud de l'Algérie, à 388 km au sud de Biskra qui est le chef-lieu de la Wilaya d'Ouargla. L'endroit était moins exposé durant la guerre d'Algérie (je reviendrais sur le sujet) que Tizi-Ouzou. Il est probable que c'est l'oncle de Couturier, monsieur Herbelin qui avait conseiller à son neveu ce repli. Herbelin était le maire d'Ouagla, un notable donc. Il était en outre marié à la fille du député algérien pro-français Sid Kara (2). C'est à Ouargla que le docteur Marmier qui vient d'être démobilisé après 28 mois de service militaire en A.O.F rencontre Pierre Couturier, en aout 1962. Nous sommes trois mois après la déclaration d'indépendance de l'Algérie! Le jeune praticien vient remplacer son confrère pendant le mois de vacances que Couturier s'accorde. Pour qu'ils se reconnaissent sur le tarmac de l'aérodrome de Ouargla où atterrissait les Caravelles transportant les nombreuses personnes venant travailler pour l'extraction du pétrole (il n'y avait pas encore d'aérodrome à Hassi-Messaoud en 1962), les deux hommes se sont envoyés leur photographie respective. Celle qu'a reçu Marmier est la même que celle qui illustre l'article écrit par Michel Déon sur « Les français de la décadence ». Marmier découvre un petit homme d'un mètre soixante doté d'un visage radieux sous un crane chauve qu'agrémente une demie couronne de cheveux blancs coupés courts. L'homme est assez corpulent mais pas obèse. Lorsqu'il habitera le logement de Couturier, Marmier découvrira quelques objets, une balance, deux petits haltères et une espèce de rouleau à pâtisserie avec ventouses en caoutchoucs, qu'il se passait sur tout le corps, qui lui feront penser que cet embonpoint le tracassait.

Durant un mois Marmier va habiter "le gourbi" où Couturier a son cabinet. Le jeune homme occupe la chambre qui est aussi le bureau de Couturier. Le décor est spartiate. Pour tout ameublement, il y a une table sur laquelle est posé une machine à écrire, un grand lit, un meuble bas servant de placard et la bibliothèque du bon docteur. Bibliothèque est peut être un bien grand mot pour qualifier l'étagère sur laquelle Marmier découvre une vingtaine de volumes dont deux ou trois exemplaires des "Français de la décadence", mais aussi « Les sept piliers de la sagesse » de Lawrence d'Arabie, un essai sur le meurtre de Conrad Kilian (3), « Le vieillard et l'enfant » et « Le voyage des morts » d'Abdallah Chaamba (On ne savait pas à l'époque que sous ce pseudonyme se cachait François Augiéras qui est passé au début 1955 à Ouargla!). A ces livres il faut ajouter quelques romans policiers trainant un peu partout dont quelques uns de Simenon. Marmier apprendra plus tard, lors d'une des rares conversations littéraires qu'auront les deux hommes, que Couturier admire beaucoup le style de Chaamba et qu'il considérait Simenon comme un très grand écrivain.

Marmier se souvient que Couturier avait de la littérature une très haute opinion, lui attribuant tous les progrès de l'humanité; mais jamais il ne parlait de ses rapports avec d'autres auteurs et le milieu littéraire et jamais de son oeuvre personnelle. On sait pourtant grâce à un exemplaire des « Français de la décadence » dédicacé à Queneau que lors de la parution du livre, Lavacourt était en relation depuis plusieurs années avec Queneau qui était probablement son éditeur chez Gallimard. Marmier suppose que le fiasco de son roman qui, aux dire de ses employés algériens, lui avait coûté fort cher, était la cause de ce silence.

Les loisirs étant chiches à Ouargla, notre remplaçant lit les ouvrages qu'il trouve dans la cagna qui va lui servir de gite durant un mois. Il s'attaque à la lecture « Des français de la décadence ». Dés les premières pages, il subodore que son confrère en est l'auteur. Mais il peine à ingurgiter l'énorme pavé. Il commence par sauter des pages, puis des chapitres entiers pour plus vite pour arriver plus vite à la fin. Lorsque Marmier revoit Couturier, il ne lui cache pas la façon cavalière dont il a traité son grand oeuvre.

L'année suivante Marmier remplace à nouveau Lavacourt-Couturier durant un mois. Notre écrivain qui aimait cuisiner prend des vacances pour se rendre à Paris pour visiter... Le Salon des Arts Ménager!

La table était importante pour Lavacourt, bien qu'il soit en principe végétarien car, disait-il, << il ne faut pas détruire ce que l'on est incapable de reconstruire. >>. Mais en dépit de ce grand principe il faisait honneur aux méchouis, Chorbas et autre couscous et l'un de ses plats préférés était le tournedos Rossini... S'il était amateur et connaisseur de bons vins il buvait peu et à sa table « faulte d'argent » il y avait rarement du vin et pas du meilleur.

Cette nouvelle vacation permet à Marmier de trouver un emploi à l'hôpital de Ouargla où il travaillera de 1964 à 1978. Couturier continue d'exercer à Ouagla tout en installant deux autres cabinets l'un à Hassi-Messaoud, l'autre à Touggourt où il oeuvre pendant dix ans. Puis il vend ses cabinets (dans des conditions rocambolesques aux dires de Marmier) et retourne en France. Marmier quant à lui quitte l'Algérie en 1978 pour revenir en France. Il ne tarde pas à rendre visite à son confrère à Nanterre où Couturier a installé son cabinet dans une villa avec jardin qu'il loue au 2 rue de Colombes. Le visiteur constate que Couturier semble avoir une clientèle et un personnel entièrement maghrébins. Après cette visite Marmier a ensuite écrit plusieurs fois à couturier mais n'a jamais reçu de réponse. Il a donc perdu la trace de notre auteur après 1978.

En ce qui concerne les moeurs de notre Lavacourt j'avais vu juste dans mes supputations, sur quoi il préférait probablement les messieurs aux dames comme me le concède mon correspondant: << Les roumis de Ouargla l'appelait la couturière, mais pour les ouarglis qui n'entraient pas dans ce genre de distinctions, il était el toubib el snin.>>. En dépit de son surnom il n'était pas efféminé ni dans ses attitudes ni dans son habillement dont il se fichait totalement. Il lui arrivait toutefois, pour plaisanter de prendre des attitudes féminines. Un jour, une main à hauteur de hanche, l'autre du visage et la tête tournée sur l'épaule, il demande tout à brut à Marmier: << Est-ce que mes boucles tombent bien?>> sur quoi son jeune collègue lui répondit qu'elles étaient tombées depuis longtemps. Ce qui ne vexa pas le romancier et au contraire le fit rire...

Selon Marmier, Couturier était très discret sur ses faits et gestes d'avant sa venue en Algérie ainsi que sur sa famille. La seule chose dont Marmier se souvient, est que la mère de Couturier habitait La Baule, où elle louait des appartements. Elle renflouait son fils lors des visites estivales que lui faisait ce dernier, avec des pièces d'or disait-il. Marmier a toujours connu Couturier désargenté et endetté. Son idée fixe était pourtant de faire fortune.

Notre dentiste su sahara se vantait de connaître le latin et le vieux français. Quand les affaires allaient mal, c'est à dire très souvent, il citait Rabelais: << faulte d'argent c'est douleur non pareille.>> et peu avant son départ du Sahara, Du Bellay: << Sans barbe et sans argent on s'en retourne en France>>. Toujours en plaisantant.

Couturier était peu loquace au sujet de ses idées politiques et de ses convictions philosophiques. Marmier pense que durant l'occupation notre homme, né en 1915, d'après sa fiche de la Bibliothèque nationale, s'est tenu pénard, ni résistant ni collabo. Son sentiment vient que lorsqu'il lui a raconté que son père avait été arrêté par la Gestapo en 1944 et n'était pas revenu de déportation, Couturier aurait réagi s'il avait été résistant ou gaulliste ce qui n'a pas été le cas. Apparemment Couturier n'était pas favorable à la cause de l'Algérie française quand il parlait des colonialistes, il présentait ceux-ci comme sanguinaires mais toujours avec dérision bien que Marmier ne l'ai pas non plus entendu émettre d'opinions favorables sur l'indépendance de l'Algérie. Comme dans son livre, il ne prononçait pas un mot sur le général de Gaulle! Il n'était pas antisémite, ni antisioniste, mais par contre se voulait un farouche adversaire des religions monothéistes et de l'islam en particulier dont il qualifiait le culte de diablerie!

Lors de son premier séjour, Marmier remarque dans la chambre-bureau de Couturier une grande photo sur laquelle posait des algériens en tenue de combat et des civils français... dont Couturier. Dès le retour de ce dernier, Marmier lui demande de commenter cette surprenante photo. Ce qu'il fait sans difficulté. Ainsi il identifie l'un des personnages de l'image comme étant le colonel Chabani (4) un des chefs des rebelles algériens qui commandait la wilaya de Biskra, c'est à dire tout le sud algérien. Ce haut responsable avait organisé une rencontre entre des notables français et chefs algériens de l'insurrection. Les deux parties se mirent d'accord pour qu'il n'y ai pas d'affrontement au Sahara. Cette entrevue fut efficace puisqu'il n'y a pas eu le moindre accrochage au Sahara pendant toute la durée de la guerre d'Algérie. La rencontre se termina par un méchoui et la photo des participants!

 

Si par un heureux hasard cher lecteur vous avez des informations sur Pierre Couturier communiquez les moi pour m'aider dans mes recherches.

 

 

NOTA

 

-1 En 1958 la population d’OUARGLA s’élève seulement à 7.000 habitants dont 640 européens. La population musulmane est composée de négroïdes : Béni-Sissines, Béni-Ouagines, Béni-Brahims et d’arabes : Chambaas, Béni-Thour, Larbas.
Suite à l’exploitation du pétrole à Hassi-Messaoud, situé à 70 kms, la vile de OUARGLA se développe rapidement de 1958 à 1961. 0n construit des immeubles, des écoles, un grand hôtel, un hôtel « spécial » et même deux boites de nuit ! La population augmente rapidement et atteint plus de 20.000 habitants en 1962.

 

-2 Le Dr Chérif Sid Cara (1902-1999) a été un homme politique français, secrétaire d'État dans les éphémères gouvernements Bourgès-Maunoury et Gaillard dans les années 50 sous la Quatrième République Partisan de l'Algérie Française, il a été vice-président du Comité de Salut Public de l’Algérie aux côtés du général Massu en 1958 et partisan déclaré du putsch d'Alger de 1961.

 

-3 On peut penser qu'il s'agissait par Pierre Fontaine, de La mort étrange de Conrad Kilian, inventeur du pétrole saharien, Les Sept couleurs, paru en 1959.

 

-4 Rapidement, Mohamed Chabani prend position contre le régime de Ben Bella qu'il juge autoritaire. En 1964, il participe à une révolte des Wilayas, le commandant Moussa dirigeant les forces de l'opposition dans l’Oranais, le colonel Chabani agissant dans le Sud, à Ait Ahmed et le colonel Sadek en Kabylie, Hassani et Boudiaf dans les Aurès et l’Est constantinois. Ben Bella accuse alors Chabani de complot contre le FLN et de tentative de sécession du sud algérien et son pétrole. Le colonel Chabani est arrêté le 8 juillet 1964, à Bou-Saâda et lâché par son unité composée essentiellement d'hommes de sa région, Biskra, conduit à Alger puis transféré à la prison militaire d'Oran. Une cour martiale est spécialement créée par Ben Bella le 28 juillet 1964, le colonel Chabani est jugé le 2 septembre 1964, condamné à mort et exécuté le 3 septembre 1964. Le 24 octobre 1984, le colonel Mohamed Chabani est réhabilité par décret présidentiel. Son nom est inscrit sur le fronton de l'université Mohamed Khider et est donné à une artère principale de la ville de Biskra.

une plongée dans les archives d'Egermeier

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Il y a péril de mort civile.

Publié le par lesdiagonalesdutemps

J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité.
D’autant plus qu’en 1973, en publiant « Le Camp des saints », j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites. Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié – la plus âgée – de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer.

Jean Raspail

Carlo Dolci

Publié le par lesdiagonalesdutemps

St.Sebastian. 17th.century.  Carlo Dolci. Italian 1616-1686. oil/canvas.

St.Sebastian. 17th.century. Carlo Dolci. Italian 1616-1686. oil/canvas.

une plongée dans les archives d'Egermeier

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Jose Aparicio

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Gladiatorial Combat. 1805.   Jose Aparicio. Spanish 1773-1838. oil/canvas. Museo de la Real - Academia de Bellas Artes de San Fernando.

Gladiatorial Combat. 1805. Jose Aparicio. Spanish 1773-1838. oil/canvas. Museo de la Real - Academia de Bellas Artes de San Fernando.

José Aparicio est un peintre espagnol, né à Alicante le 16 décembre 1773, mort à Madrid le 10 mai 1838. Dans l'atelier de Jacques-Louis David en 17991, voir la liste de ses condisciples à l'article Liste des élèves de Jacques-Louis David. Aparicio est le principal représentant du néoclassicisme en Espagne, on citera aussi comme artistes espagnols élèves de David: le sculpteur Don José Alvarez y Cubero, les peintres José de Madrazo y Agudo et Juan Antonio de Ribera.

Que la jeunesse... (153)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Que la jeunesse... (153)
Que la jeunesse... (153)
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Que la jeunesse... (153)
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Que la jeunesse... (153)
Que la jeunesse... (153)
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