sa bibliothèque s'était peu à peu imposée comme l'interlocutrice privilégiée de son existence.

Publié le par lesdiagonalesdutemps

septembre 2014

septembre 2014

Depuis des années sa bibliothèque s'était peu à peu imposée comme l'interlocutrice privilégiée de son existence. Elle était à la fois sa compagne, sa confidente, sa meilleure amie. Sa mémoire, puisque chaque période de sa vie était déposée là, sur quelque étagère. Son présent, la chose allait de soi. Et son avenir: chaque livre en appelait un autre, toute lecture exigeait une suivante et, plus il lisait, plus l'infini de ce qu'il n'avait pas lu, qui eût pu l'accabler, l'invitait au contraire à intensifier sa quête. Elle avait fini par avantageusement remplacer son rapport aux autres.

Michel Field, Le soldeur

Que la jeunesse... (135)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Que la jeunesse... (135)
Jose Picayo,   Derek, 1995

Jose Picayo, Derek, 1995

Cadets in the US Navy during training, Corpus Christi, Texas, 1942.

Cadets in the US Navy during training, Corpus Christi, Texas, 1942.

Que la jeunesse... (135)
Que la jeunesse... (135)
 Fred Stein, New York, 1943

Fred Stein, New York, 1943

Martin Munkacsi:   Summer Camp  (1928)

Martin Munkacsi: Summer Camp (1928)

Que la jeunesse... (135)
Frank Craighead with his owls, 1937

Frank Craighead with his owls, 1937

Herbert List

Herbert List

Que la jeunesse... (135)
Que la jeunesse... (135)
Que la jeunesse... (135)
Dzukija Lithuania 1969

Dzukija Lithuania 1969

Que la jeunesse... (135)
photo Ilse Bing, Paris 1950

photo Ilse Bing, Paris 1950

Guadalcanal, 1942. Life Magazine.

Guadalcanal, 1942. Life Magazine.

Alex Colville (1920-2013)

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Pacific  (1967)

Pacific (1967)

Alex Colville (1920-2013)

Alex Colville est né le 24 août 1920 à Toronto. La famille Colville déménage de Toronto pour Amherst (Nouvelle-Écosse) en 1929. Après ses études secondaires, il suit des cours à l'Université Mount Allison de Sackville (Nouveau-Brunswick) entre 1938 et 1942. Il y obtient un baccalauréat en Art. Alex Colville se marie avec Rhoda Wright la même année et s'engage pour l'armée canadienne dans le programme d' « artiste de guerre ». Durant ses quatre années de service en Europe il est l'un des artistes de guerre canadiens les plus célèbres. Il peint entre autres le débarquement à Juno Beach lors de l'Opération Neptune.

Colville retourne au Nouveau-Brunswick après la guerre et devient un membre de la faculté des Arts de la Mount Allison University où il enseigne de 1946 à 1963. En 1963 il quitte l'enseignement pour se consacrer à la peinture et à l'estampe à plein temps dans un atelier de sa maison. En 1973, il déménage à Wolfville, pour habiter la maisonlle des parents de sa femme. I al eu trois fils, une fille et huit petits-enfants.

A la fois Peintre, dessinateur, graveur et muraliste, Alex Colville a toujours refusé d'adhérer aux courants des tendances formelles qui ont caractérisé le 20 ème siècle. S'inspirant du monde qui l'entoure, du quotidien dans moments les plus répétitifs, il juxtapose des éléments, soit des objets, des personnages et des animaux mis en situation dans une atmosphère d'une tranquillité inquiétante, comme si le temps était suspendu. Ses compositions sont construites de façon rigoureuse en fonction d'une géométrie très précise et exécutée avec une technique constituée de minuscules touches de peinture appliquée méticuleusement point par point.

Les tableaux d'Alex Colville portent ont plus d'affinité avec le Precisioniste américain des années 1930 qu'avec le photo-réalisme. Ses compositions parfaites sont basées sur une abondance des croquis et études préparatoire. L'artiste commence tout d'abord par dessiner un schéma abstrait géométrique puis il place dans cette géographie des dessins de personnages faits à partir de modèles vivants. Alors seulement ensuite le processus de lent et patient de la peinture commence. Couche après couche une peinture diluée est appliquée sur panneau de bois préalablement apprêté. Le processus peut souvent prendre des mois.

Colville s'est consacré à une étude intensive de la peinture européenne. Selon lui, il lui a fallu plusieurs années pour digérer les impressions reçues au cours des deux jours qu'il a passés au Musée du Louvre. Pourtant, il a aussi été profondément impressionné par les luministes américain et par l'oeuvre de Hopper. Les peintures de Colville sont la preuves que le réalisme peut avoir rien de commun avecle  naturalisme, le sérieux réaliste ne reflète pas sans réfléchir la réalité qu'il analyse.  Colville insiste sur le fait que l'aspect mythique de la vie quotidienne n'est pas réservé aux auteurs tel un James Joyce, mais qu'un le peintre contemporain peut avoir y avoir accès aussi bien.

Les images silencieuses de Colville sont statiques. Pourtant, pratiquement toutes  racontent une histoire. Ce sont des parcelles brèves et concises de vie qui questionnent mais qui n'apporte pas toujours une résolution. Des situations humaines fondamentales sont  simples ou complexes : solitude, isolement, séparation, travail, loisirs, éloignement, amour. Le laconisme dans le traitement presque subliminale laisse parfois poindre un moment dramatique, le contenu souvent mélancolique  correspond à la précision absolue de la forme par lequel il est représenté. Colville maintient le difficile équilibre entre l'intérêt formel et une figuration sobre, entre imagination et engagement social. Derrière la surface réaliste de son imagerie se cache le surréaliste – mais un surréaliste qui est dépourvu de toute trace de théâtre, de mise en scène ou d'emprunt à la psychanalyse, dont nouvelle Colville  se méfiait profondément.

Soldier and Girl at Station 1953

Soldier and Girl at Station 1953

Man on Verandah 1953

Man on Verandah 1953

Church and Horse 1964

Church and Horse 1964

Refrigerator 1977

Refrigerator 1977

Seven Crows 1980

Seven Crows 1980

Living Room 2000

Living Room 2000

Artist and Car 2008

Artist and Car 2008

Alex Colville (1920-2013)
Alex Colville (1920-2013)
Alex Colville (1920-2013)
Alex Colville (1920-2013)
Alex Colville (1920-2013)
Alex Colville (1920-2013)
Alex Colville (1920-2013)
Infantry, near Nijmegen, Holland (1946)

Infantry, near Nijmegen, Holland (1946)

The Nijmegen Bridge, Holland (1946)

The Nijmegen Bridge, Holland (1946)

Tragic Landscape.

Tragic Landscape.

Ravens at the Dump 1965

Ravens at the Dump 1965

Alex Colville (1920-2013)
Alex Colville (1920-2013)

La vogue du steak tartare

Publié le par lesdiagonalesdutemps

La vogue du steak tartare

La vogue du steak tartare… est une opération d’exorcisme contre
l’association romantique de la sensibilité et de la maladivité : il y a dans
cette préparation tous les états germinants de la matière : la purée
sanguine et le glaireux de l’oeuf, tout un concert de substance molles et
vives, une sorte de compendium significatif des images de la préparturition.

Roland Barthes

Laisse pleurer la pluie sur tes yeux de Valérie Valère

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Laisse pleurer la pluie sur tes yeux de Valérie Valère

 

Il y a des livres qui demandent au lecteur d'être pugnace, un peu comme sur certaines plages, qui exigent que le nageur passe la première barre de vagues pour nager avec bonheur dans l'océan, car l'auteure de « Laisse pleurer la pluie sur tes yeux » inflige au lecteur durant les quarante premières pages, la description de la grosse déprime de son héros, Yan, 20 ans. Ce dernier est un étudiant nécessiteux qui vit dans une sordide chambre de bonne sise dans un immeuble se trouvant près du métro Pasteur, un quartier qui n'est pas un des plus déshérités de Paris. Il se terre dans son antre depuis qu'il se pose des questions sur la finalité de ses études et qu'il fuit sa mère possessive.

Cette description d'une dépression adolescente sonne juste, mais par exemple celle de Pérec dans « L'homme qui dort » également avec des moyens littéraires d'une toute autre altitude. Dans le cas présent on peut se demander qui peut avoir envie de lire cela. Mais peut être que se pose à mon encontre, dans ce cas précis, un problème de la sociologie du héros. Je réitère l'idée que pour qu'il y ait empathie du lecteur envers un héros, à l'exception faite si l'auteur est un génie littéraire de la trempe d'un Céline, d'un Proust ou d'un Flaubert, il faut que le lecteur ne soit pas totalement étranger sociologiquement avec les personnages du roman qu'il lit. Cela étant particulièrement valable pour des récits se déroulant grosso modo à notre époque. Et je doit avouer que je n'ai jamais eu à choisir, en tant qu'étudiant ou plus tard, entre acheter une place de cinéma ou un steak. Et je n'ai guère envie de me trouver projeter, même par mots interposés dans une turne qui doit empester le tabac froid et le slip douteux...

<< Et de nouveau, j'ai poussé la porte de mon sanctuaire. Un lit défait, une table jonchée de livres et de feuilles, une odeur de renfermé et une atmosphère de désespoir, voilà mon unique refuge.

Mon corps, vidé de sa belle énergie, se traîne d'un mur à l'autre, mes pensées, reprises par leurs barreaux, tournent autour du point d'interrogation sans espoir de le faire disparaître. Résignée, j'enlève mon blouson, reste pantelante au milieu de la pièce, incapable de réfléchir.

Je scrute mes mains, me gratte la tête, soupire, arrache mes ongles... Je fais trois pas, m'assieds devant la table, me relève, soupire à nouveau, observe mes pieds. Et les images de mon horrible scénario se pressent autour de moi : elles veulent m'anéantir.

Elles peuvent toujours essayer, je m'en moque, on ne détruit pas les êtres déjà mort. >>

Comment dans sa piaule se lave notre Yan?. Voilà le genre de question que je me posais, commençant à me lasser de la description des malheurs du garçon; je me demandait aussi, le livre ayant été publié en 1987 et probablement écrit plusieurs années auparavant, l'auteure est décédée en 1982 à 21 ans*, si une telle complaisance dans le malheur, un tel renoncement au monde serait toujours possible à l'ère des téléphones portables, ordinateurs, réseaux sociaux variés et autres G.P.S.? Page 55 nous apprenons que nous sommes en 1979.

J'en étais là de mes cogitations et m'apprêtais à lâcher l'affaire, malgré un style non dénué d'intérêt qui avec ses phrases courtes et ses rabâchages obsessionnels m'a fait un peu penser à celui de Duras, quand, O miracle, voilà que notre yan est littéralement séché sur le trottoir par l'apparition d'un ange de son sexe, en fait un adolescent dégingandé aux boucles folles de 14-16 ans selon son évaluation. Yan est submergé par cette beauté. Le lecteur est encore plus pris au dépourvu que le héros, car rien dans ce que nous disais Yan, le texte est écrit au masculin à la première personne, c'est une sorte de monologue intérieur, jusqu'à cette formidable intrusion laissait penser qu'il avait de tels goûts, d'autant que c'est le départ de sa meilleure amie pour l'Allemagne de l'est (en 79, il fallait vraiment être pervers pour rêver de l'Allemagne de l'est) qui a déclenché la grosse déprime de notre étudiant en philosophie. A la lumière de ce coup de foudre aussi soudain qu'inattendu on peut penser que la relation avec cette jeune donzelle épris du paradis de Walter Ulrich n'était qu'une manière inconsciente de fuir ses pulsions homosexuelles.

Je suis obligé, arrivé à ce stade de la recension de ce roman, de faire une incise ayant pour sujet un épisode de ma vie, non que mon existence présente un quelconque intérêt, mais pour montrer, une fois de plus, que la lecture d'un roman ne se fait pas hors sol, loin de toutes contingences. En effet il m'est arrivé exactement ce qui se passe pour Yan. Au début des années 80, j'ai été, moi aussi, subjugué par l'apparition d'un garçon (il avait 19 ans mais sa belle étrangeté faisait qu'il était difficile de lui donner un âge) sur un trottoir de la banlieue où j'habitais alors. D'ailleurs les habitués du blog l'on croisé puisque j'ai eu ensuite le loisir de le photographier, mais c'est une autre histoire... (inutile de m'en demander plus, je resterai muet comme une carpe à ce sujet.).

Lui aussi préoccupé de sa beauté qui faisait comme un écran à son être véritable, c'est du moins ce qu'il pensait, me disait des choses comme celles là:

<< C'est pas marrant d'être beau en fin de compte. Bien sûr, ça t'aide à se sentir bien dans ta peau mais les autres, eux, ne regarde que ta gueule et tu finis par avoir l'impression qu'à l'intérieur de toi il n'y a rien, rien que le vide. Ils n'écoutent même pas ce que tu dis, ils te jaugent, te soupèsent, te notent et finissent par te détester ou par t'enfermer dans ce seul adjectif: « beau ».>>

Or donc je suis en mesure d'apprécier l'exactitude de la description des affres de Yan dans la crainte de ne plus revoir la merveille qui l'a soustrait à sa torpeur mortifère. C'est parfaitement observé. C'est tellement confondant que plus de trente ans plus tard, ce chapitre m'a fait revivre les beaux hier de jadis, ce qui n'est pas une expérience ni courante, ni banale même pour un gros lecteur. J'ai ainsi éprouvé, et je suis bien conscient de n'être pas le seul ce que décrit le passage suivant:

<< L'adolescent passe et votre vie s'écrase sur le sol gris d'un trottoir indifférent, l'adolescent passe et vous devenez un étranger en exil qui meurt et renaît indéfiniment, l'adolescent fuit et votre solitude qui un moment avait disparu vous reprend avec un peu plus de cruauté... Et celui qui ne faisait que passer, celui pour qui vous êtes mort n'a pas écouté la voix de votre espoir, ni d'ailleurs de votre désespoir...>>

Au bout de quelques pages sur les angoisses qu'a Yan de ne jamais revoir l'ange, peut être salvateur, j'ai vu dans « Laisse pleurer la pluie sur tes yeux » une transposition de « Mort à Venise » dans le XIV ème arrondissement de Paris, la géographie parisienne est très présente; car Yan, tout comme Gustav von Aschenbach dans la nouvelle de Thomas mann, a le sentiment de son inutilité au monde, d'être à la fin (prématurée pour l'étudiant de 20 ans) de son parcours. On peut également se demander aussi si cet ange adolescent n'est pas que le fantasme né du cerveau malade de Yan...

Puis aux alentours de la page 80, le roman connait une nouvelle inflexion. Ne comptez pas sur moi pour vous dire si Yan est mort d'inanition sur un trottoir de Paris en songeant à son ange, comme Gustav a trépassé sur la plage du Lido avec comme dernière image mentale celle du beau Tadzio... Ou encore si Yan partira pour cythère et s'enverra en l'air avec son ange... J'ai envisagé également, à un moment de ma lecture si cette histoire n'allait pas ressembler au moyen métrage de Jacques Duron, « Le voyage à Deauville » qui doit être à peu près être contemporain de l'écriture de ce roman...

Je ne savais rien de l'auteur de ce roman, sinon le peu que m'en avait dit Bruno (fidèle lecteur et contributeur du blog) que je remercie de me l'avoir fait connaître ce roman. Depuis je me suis renseigné sur Valérie Valère et la toile s'est montrée fort bavarde à son sujet, ce dont je ne me plains pas. Ainsi j'ai compris que la description de l'état dépressif de Yan était entièrement autobiographique et était la transposition du mal vivre de l'auteure. Comme était tirée de la vie de la romancière, la mésentente de Yan avec sa mère.

Ne voulant pas déroger à une règle que je me suis toujours imposée dans mes textes de critiques littéraires, (mots bien pompeux j'en conviens pour mes articulets) qui est ne ne pas déflorer l'intrigue d'un livre pour ne pas gâcher le plaisir du futur lecteur, car si vous ne l'aviez pas encore compris mon but principal est en vous faisant partager mes considérations, souvent oiseuses, sur les livres que j'ai aimés, de vous inciter à les lire. Pour cette raison vous trouverez que très peu de critiques entièrement négatives sur ce blog. Or donc je suis gêné pour vous expliquer le fait que la deuxième partie du roman, qui est d'une toute autre couleur que la première, paraitra peu crédible à des jeunes lecteurs alors qu'elle est tout à fait plausible en 1979. Je vous demanderais donc de me croire sur parole d'autant qu'il m'est arrivé une histoire assez semblable...

Mais je n'ai jamais pensé à l'homosexualité comme une fuite vers l'ailleurs, ce qui est une proposition aussi détonante qu'originale du roman.

Ce livre est précieux car il restitue une parole adolescente, un ton et des postures si fugitives que même les jeunes adultes ne savent plus les restituer. L'extrait ci-dessous m'en paraît être une bonne illustration:

<< Les rêves,ça t'aide à supporter l'absence.Mais si tu rêves pendant que l'autre est là,c'est comme si tu voulais qu'il n'existe que dans ta tête.Et moi,je ne suis pas un personnage idéal,je ne veux pas avoir à deviner tes rêves pour en copier le modèle.Je suis comme toi et ce n'est pas parce que je suis beau que je suis parfait.Ni parfait, ni heureux, ni rien du tout...seulement moi...et moi tu ne peux pas me connaître autrement qu'en m'écoutant.Faut se méfier des rêves,quelquefois ils t'empêchent de vivre... >>

On voit ainsi que ce livre, en particulier par les passages sur l'incapacité qu'a le héros à dépasser le présent et les dialogues entre les protagonistes ne peuvent être écrits que par un adolescent, qui est une adolescente en l'occurrence. On peut supposer l'action étant situé en 1979 que cela correspond à la date d'écriture du livre. Valérie Valère avait alors 18 ans...

Je crois qu'il ne faudrait pas oublier lorsqu'on lit « Laisse pleurer la pluie sur tes yeux » que ce roman n'a pas été publié du vivant de l'auteur et que c'est son éditeur Christian de Bartillat qui avait auparavant publié tous les livres de Valérie Valère. Il précise dans une courte note d'éditeur, placée en avant propos, qu'il a laissé le roman en l'état, << dans sa spontanéité et sa jeunesse qui lui donne sa vrai réalité.>>. On ne peut que louer la justesse des propos de Bartillat et sa déontologie d'éditeur. Mais on peut surtout se demander pourquoi Valérie Valère n'a pas voulu le faire paraître de son vivant? D'après un site le livre aurait été refusé par Stock qui était l'éditeur des premiers texte de Valérie Valére mais mais Bartillat avait alors quitté la maison. Son texte est plus achevé que celui bien des livres qui paraissent aujourd'hui. « Laisse pleurer la pluie sur tes yeux » aurait seulement gagné à être densifié en coupant dans la première partie certains monologues dépressifs de Yan.  

Même si je pense que l'on peut lire un roman donné à tout âge, n'importe où et dans n'importe quelle condition, il me semble qu'il y a des âges et des états plus propices que d'autres pour appréhender une oeuvre. Ainsi pour « Laisse pleurer la pluie sur tes yeux », il pense que ce roman par son romantisme parlera plus à un adolescent, qu'à un vieux birbe comme moi...

 

 

 

* Si vous allez à cette adresse: http://fr.wikipedia.org/wiki/Valérie_Valère vous saurez presque tout de la triste destinée de cette auteure. Sur un autre site sur lequel il ne faut pas mettre son esprit critique dans sa poche, on peut lire entre les lignes comme une contre biographie: http://tobydammit.over-blog.org/categorie-10248931.html 

Larissa Bates

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Larissa Bates

Larissa bates peuple ses peintures, réalisées en un mélange d'acrylique et de gouache de garçons et d'éphèbes musculeux qui semblent inspirés des Kouros de la Grèce antique. Ces créatures pratiquent souvent la lutte dans des paysages qui sont eux un moyen terme entre ceux des miniatures persannes et des rouleaux peints du Japon féodal.

Larissa Bates
Larissa Bates
Larissa Bates
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Larissa Bates
Larissa Bates
Larissa Bates
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Larissa Bates
Larissa Bates
Larissa Bates
Larissa Bates
Larissa Bates
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Larissa Bates
Larissa Bates
Larissa Bates
Larissa Bates

le murmure de quelques livres

Publié le par lesdiagonalesdutemps

aout 2014

aout 2014

« Je viens de passer plus de trois mois sur les routes de Grèce, de Belgique et du Danemark. Trois mois loin de mes livres. En rentrant chez moi j’ai été presque aussi content de les retrouver que de revoir mes proches. Je ne sais plus quel écrivain disait que lorsqu’il passait devant ses livres, il les entendait chuchoter. Tant de mots compressés dans tant de pages et traduisant tant de pensées et recelant tant de sens finissaient par émettre un brouhaha, un froissement presque audible. Je me suis approché de mes rayonnages pour y capter le murmure de quelques livres. »

Géographie de l’instant - Sylvain Tesson - Editions des Equateurs

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